par Cedric Le Saint
0 commentaire(s)Cet article a pour but de présenter un aspect du référencement qui repose davantage sur le point de vue des utilisateurs, que de l’aspect commercial et marketing de ce dernier.
Basé depuis son lancement sur le principe du Pagerank, comprenez ici "popularité d'un site" (cf article de Morgan Danguy Des Desert), nous assistons aujourd'hui avec l'avènement des réseaux sociaux, à une révolution du référencement pour basculer dans un modèle plus soucieux des internautes, le nouveau SEO : le « Social Engine Optimisation »[1].
Près de 300 millions d’internautes de part le monde[2], publient quotidiennement du contenu au travers de blogs ou des réseaux sociaux. Ce sont vos amis, votre famille, et des groupes de collègues de travail. Cela crée donc une quantité impressionnante d’informations qui gravitent autour de chaque utilisateur et qui présente de fait un caractère de pertinence très fort. Cependant, toutes ces informations étaient jusque là dispersées et difficile à retrouver à postériori (1 compte twitter + 1 compte FaceBook par personne). L’idée était donc de regrouper en 1 seul endroit, toutes ces informations pour les restituer aux internautes, lorsque le besoin d’information est réel.
Lorsque nous cherchons une information via les moteurs de recherche, notre souhait est de trouver une liste de résultats ciblée en fonction de nos besoins. Mais bien souvent, les premiers résultats sont exclusivement composés de liens vers des sites bien connus voir officiels, ou qui ont bénéficiés d’un référencement professionnel et publicitaire. L’arrivée du Social Search mettra donc fin à ce despotisme et fera donc naître une nouvelle ère où chaque internaute apportera sa pierre à l'édifice et pourra prétendre à une visibilité égalitaire.
Dans ce sens, Google annonçait au monde, il y a seulement quelques jours, l'arrivée d'une nouvelle fonctionnalité sur leur moteur, dores et déjà accessible en version beta, baptiser « Google Social Search » venant en renfort de la Google Wave qui déferle en ce moment même sur la toile. Mais que se cache t-il vraiment derrière ces appellations ? « Aujourd’hui nous allons même plus loin » proclament Maureen Heymans et Murali Viswanathan, respectivement Responsable Technique et Chef de produit chez Google. Dans les fait, ces nouveaux modules rendront possible de coupler à la recherche "traditionnelle", la possibilité de chercher la réponse à une requête dans son réseau d'ami via les plateformes communautaires comme Facebook ou encore Twitter. Le moteur permet une recherche au sein de notre propre réseau, c’est à dire que le robot consulte à votre place toutes les pages web publiées par votre réseau d’ami. La célèbre firme californienne, explique que nos contacts Facebook, Twitter, etc. sont le cœur de notre vie numérique. Par exemple, beaucoup de personnes publient des articles et commentaire sur les sorties possibles à Paris. Donc si je fais une recherche sur « sortir à Paris », je trouverais probablement en première page des résultats les blogs de mes amis qui recèlent de discussions sur le sujet. Bien sûr nous trouverons les sites connus et officiels comme http://www.sortiraparis.com/. En réalité le moteur tente dans la mesure du possible, de présenter un résultat personnalisé tout en prenant compte de la personnalisation.
Avec Social Search, Google trouve le contenu le plus pertinent sur notre réseau et l’affiche en bas de nos résultats de recherche sous la rubrique « Résultats trouvé dans le cercle de vos contacts et relatifs à « sortir à Paris ». Les internautes ont également la possibilité de filtrer les résultats afin de cibler uniquement le contenu trouvé sur notre propre réseau grâce à un simple clic sur le bouton «social».
Le Social Search, c’est bien, mais qu’en est-il de la vie privée ?
En effet, après avoir entendu les paroles d’Eric Schmidt, PDG de Google qui proclamait il y a seulement quelques jours dans une interview accordée à la CNBC [3]« Si vous souhaitez que personne ne soit au courant de certaines choses que vous faites, peut-être que vous ne devriez tout simplement pas les faire » la question de la vie privée sur le moteur de recherche prend des allures ironiques.
Maureen Heymans et Murali Viswanathan, également employées dans la firme arrondissent les angles en précisant « Toutes les informations qui apparaissent dans le cadre de Google Social Search est publiée publiquement sur le web, c’est à dire que vous pourriez le trouver sans l’aide de cet outil », à la suite, il faut bien le reconnaire, de recherches parfois poussées et souvent fastidieuses. La méthode utilise les contacts liées à votre profil public, tels que les personnes que vous suivez sur Twitter, votre page FaceBook, votre compte Gmail, votre profil Google voire Google Wave pour les plus geeks d’entre nous, à la seule condition que d’être connecté à notre compte Google.
Cette fonctionnalité reste pour le moment un expérience en marge du référencement à proprement parlé, mais les résultats sont passionnants comme le démontre plusieurs vidéos[4].
Maintenant que nous avons expliqué le phénomène du Social Search et son fonctionnement, analysons les répercutions que cela apporte au métier de référenceur.
Un référenceur est une personne chargée de faire remonter un site internet dans les premiers résultats des moteurs sur des requêtes correspondant au contexte du site internet. Or, la nouvelle fonctionnalité Google Social Search fait automatiquement remonter les résultats publiés par les internautes eux mêmes. Difficile donc de faire un travail de référencement efficace si le moteur se base sur un contenu personnalisé via les blogs et réseaux sociaux. Il est nécessaire, dans le cas d’une entreprise qui souhaiterais promouvoir son activité sur le net, d’aller plus loin que de simplement proposer un site internet quelque peut statique, et de prendre en compte ces nouveaux moyens de communications qui prennent forment au sein même de la toile. Pour qu’une entreprise puisse vendre ses services sur le net, il faut qu’elle face vivre sa marque sur les réseaux sociaux. Proposer ses actualités au format « tweet », soigner sa page professionnelle Viadeo ou LinkedIn pour entretenir une e-reputation favorable, telle sera la nouvelle devise des référenceurs dans les prochains mois.
Référencement
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